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vendredi 11 juin 2010

LA CÉRÉMONIE (Claude Chabrol, 1985)

Un téléfilm du "maître" qui ressort son marqueur fluo pour critiquer une énième fois le bourgeois. Il y a une bonne idée, un personnage analphabète, mal joué par Bonnaire malheureusement. Le jeu des acteurs oscille entre le médiocre et l'indigent. Seule Huppert sort du lot. La fin du film est pathétique. Un mélomane enregistre sur une vielle cassette la musique d'un opéra de Mozart qui passe à la télé. Des fusils à deux coups n'en finissent plus de tirer. Des cadavres respirent. Du foutage de gueule. Chabrol c'est fini. Je ne crois pas que j'y retournerais un jour.

dimanche 30 mai 2010

COMMENT JE ME SUIS DISPUTÉ... (MA VIE SEXUELLE) (Arnaud Desplechin, 1996)

C'est évidemment beaucoup trop long et trop bavard mais peut être faut-il en passer par là pour obtenir une psychologie un peu subtile. Y gagne-t-on à voir un film plutôt qu'à lire un livre ? Almaric et surtout Devos sont persuasifs. Dégraisser de ses dialogues faux, ampoulés et verbeux, "Comment je me suis disputé avec Éric Barbier" (le titre primitif) aurait pu être l'ultime film sur l'âge d'homme, celui qui aurait sorti définitivement de la fange le cinéma français. Raté de peu à cause de trop.

mardi 20 avril 2010

NATURAL BORN KILLERS (Oliver Stone, 1994)

Réalisation boursouflée esthétiquement laide. Scénario idiot truffé d'invraisemblances. Acteurs cabotins en roue libre. Ces "Tueurs nés" sont has-been. Il faudrait créer une sous-série à la série Z : la série NBK. Le film d'Oliver Stone en serait la pierre fondatrice.

dimanche 28 mars 2010

CRUMB (Terry Zwigoff, 1994)

Documentaire psychanalytique sur Robert Crumb, dessinateur américain qui joua un rôle majeur dans la genèse du comics underground dans les années soixante, "Crumb" puise sa force dans la véracité que son réalisateur a obtenu au prix de six ans de tournage. Résultat : un diamant brut d'une heure et demie incroyablement drôle où l'auto-dérision dissimule à peine le mal-être de ces marginaux.
D'une rare intelligence, le montage qui alterne les interviews de l'entourage du cartooniste et les extraits de son immense production rend le propos limpide. Un film dense et passionnant.

mardi 23 mars 2010

EDWARD SCISSORHANDS (Tim Burton, 1990)

Conte de fées visuellement captivant et touchant bien que parfois un brin mièvre. Performance remarquable de Johnny Deep qui donne une âme pleine de grâce à Edward, personnage quasi-mutique (il ne prononce que 169 mots dans le film !). Excellente musique de Danny Elfman qui participe à la magie d'"Edward aux mains d'argent".

CROUPIER (Mike Hodges, 1998)

À Londres, un écrivain en panne d'inspiration, ancien croupier en Afrique du Sud, accepte à contrecœur de reprendre du service dans un casino. Grisé par des péripéties qui bouleversent sa vie jusqu'ici ordinaire, il retrouve sa verve.
Film sans grand éclat avec des acteurs un peu ternes, quelques scènes mollassonnes et surtout une réalisation qui respire trop le téléfilm. À voir si on aime l'ambiance des casinos, plutôt bien restituée.