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jeudi 3 juin 2010

QUE LA BÊTE MEURE (Claude Chabrol, 1969)

Un poil meilleur que "Le boucher", "Que la bête meure" ne casse pas non plus trois pattes à un canard. Le script n'est pas sans maladresses. Duchaussoy trop froid déçoit. Seul Jean Yanne dégage quelque chose. On peut le voir comme le meilleur Chabrol. Ou comme le moins mauvais...

dimanche 30 mai 2010

COMMENT JE ME SUIS DISPUTÉ... (MA VIE SEXUELLE) (Arnaud Desplechin, 1996)

C'est évidemment beaucoup trop long et trop bavard mais peut être faut-il en passer par là pour obtenir une psychologie un peu subtile. Y gagne-t-on à voir un film plutôt qu'à lire un livre ? Almaric et surtout Devos sont persuasifs. Dégraisser de ses dialogues faux, ampoulés et verbeux, "Comment je me suis disputé avec Éric Barbier" (le titre primitif) aurait pu être l'ultime film sur l'âge d'homme, celui qui aurait sorti définitivement de la fange le cinéma français. Raté de peu à cause de trop.

mercredi 26 mai 2010

BOB LE FLAMBEUR (Jean-Pierre Melville, 1956)

Après un début un peu terne, "Bob le flambeur" monte crescendo en puissance et devient passionnant dès lors que tous les personnages sont entrés en scène et que le coffre du casino de Deauville exerce son attraction. Les acteurs plus inspirés trouvent enfin le ton juste et bonifient les dialogues délicieusement désuets. Melville maîtrise son sujet et, malgré ses quelques défauts, ce polar dégage une grande sympathie.

LE BOUCHER (Claude Chabrol, 1970)

Plutôt bien ficelé, "Le boucher" réussit surtout une jolie peinture d'un petit village de campagne. Servis par de bon dialogues, Jean Yanne (très bon) et Stéphane Audran parviennent à émouvoir. Mais leurs personnages manquent de profondeur. Pourquoi le boucher se mue-t-il en meurtrier ? La vision des horreurs de la guerre, soulignée avec des gros sabots, n'explique pas tout. Pourquoi l'institutrice s'entête-t-elle à rester chaste ? L'argument de la déception amoureuse ne convainc pas. Faute d'une psychologie fouillée, le propos du film sonne creux. C'est dommage.

mercredi 12 mai 2010

COUP DE TORCHON (Bertrand Tavernier, 1981)

"Coup de torchon" adapté librement du livre "Pop. 1280" de Jim Thompson marque un fort contraste entre un personnage complexe, le policier Lucien Cordier incarné par Philippe Noiret (magistral), et d'autres caricaturaux. Dissimulé sous des airs d'abruti, Lucien met en place une justice expéditive, en toute impunité. On ne sait pas trop bien s'il agit consciemment ou sous l'impulsion d'une force extérieure, le début et la fin du film se montrant particulièrement obscurs. Film noir et caustique, intrigant, bien joué mais brumeux.