Retour au nanar. Les films se suivent mais ne se ressemblent pas. Fort d'une petite notoriété, celui-ci promettait. En fin de compte, ce n'est qu'un énième survival ennuyeux où il ne se passe rien. À fuir.
Un téléfilm du "maître" qui ressort son marqueur fluo pour critiquer une énième fois le bourgeois. Il y a une bonne idée, un personnage analphabète, mal joué par Bonnaire malheureusement. Le jeu des acteurs oscille entre le médiocre et l'indigent. Seule Huppert sort du lot. La fin du film est pathétique. Un mélomane enregistre sur une vielle cassette la musique d'un opéra de Mozart qui passe à la télé. Des fusils à deux coups n'en finissent plus de tirer. Des cadavres respirent. Du foutage de gueule. Chabrol c'est fini. Je ne crois pas que j'y retournerais un jour.
Passé le charme rétro, "Fantastic Mr. Fox" se révèle être une bien piètre histoire, médiocrement drôle et franchement ennuyeuse. Aucun des personnages n'est attachant. Chacun semble déclamer son texte comme un monologue sans se soucier d'autrui. Non content de verser dans la branchouille, Wes Anderson le faux rusé commet ici un crime de lèse-majesté en la personne de Roald Dahl. Mauvaise presse pour les militants anti-fourrure...
Frustré de voir capoter son projet d'une nouvelle série TV (après le succès de l'excellent Twin Peaks), Lynch accepte la proposition de Studio Canal de torcher un long-métrage à partir du pilote boudé. Résultat : une pastissade nauséeuse, une fumisterie même pas drôle qui bernera plus d'un spectateur. "Mulholland Drive" ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué...
Pas terrible ce "L'étrange vice de Madame Wardh" pourtant souvent cité par les fanas du genre : interprétation très médiocre, mise en scène brouillonne et dénouement qui paraît improvisé. Il faut dire que le vice de Martino, lui, n'a rien d'étrange : il préfère les fesses et les seins aux assassins. Alors est-il nécessaire de se taper un giallo rasoir pour mater des femmes à poil ? Au spectateur de trancher...
"Quatre mouches de velours gris" clôt la trilogie dite "animale" d'Argento. Expérimental jusque dans son casting (Jean-Pierre Marielle en détective homo, Bud Spencer en psychologue), ce giallo oublie trop souvent d'avancer. Régulièrement alors, des gags pénibles tentent de nous divertir. En vain. Sans doute est-on conscient de la fadeur de l'intrigue. Par morceaux on sent bien la patte du réalisateur de "Suspiria" mais le tout ne fait pas mouche...
Le même jour, Russes et Américains font exploser deux bombes nucléaires qui modifient l'axe de rotation de la Terre entraînant des bouleversements climatiques catastrophiques. Impossible de gober une telle ineptie aujourd'hui. On sait en effet que seuls des séismes de très forte magnitude peuvent modifier l'axe terrestre et seulement de quelques centimètres. Avec une telle invraisemblance scientifique, tout devient passablement discrédité. De plus le film esquive les difficultés en se plaçant du point de vue des bureaux d'un quotidien londonien (y sont justifiés d'une pierre deux coups le manque d'émotion et la profusion d'informations). L'agitation journalistique tente alors d'apporter un peu de crédit à l'histoire mais cela ne suffit pas à combler la vacuité de cette pâlotte série B.
Commencé tambour battant, "The Hidden" fait illusion un moment. Mais bientôt les changements de corps du parasite extra-terrestre se suivent et se ressemblent à l'ennui, le rythme fléchit. Pis ! Bien avant la fin, tout semble clair comme de l'eau de roche. Malheureusement rien ne vient nous surprendre, pas même le plus petit retournement. Oublié des années 80, "The Hidden" ne mérite pas la réhabilitation.
Balourd de bout en bout, "Good Morning England" échoue dans l'entreprise pourtant inratable de promouvoir la musique populaire des années 60. Les djs qui en font des tonnes pour se la jouer cool semblent feindre leur passion pour le rock. Leurs auditeurs moutonniers ont une écoute qui paraît affectée. Une comédie qui manque singulièrement de sincérité. Bref un récif à contourner.
Fulci a dit : « Mon idée était de faire un film définitif comportant toutes les horreurs du monde. C'est un film sans intrigue qui n'obéit à aucune logique, juste une succession d'images. »
Screwball comedy, "L'impossible M. Bébé" (titre en français ridicule) fit un four à sa sortie. Conséquences : Katharine Hepburn fut renvoyée au théâtre ; Howard Hawks fut viré de la production RKO qui suivit. Comment le film a-t-il pu depuis regagner les faveurs de la critique et du public ? Mystère... Grant avec un jeu étriqué, répétitif et crispant, et Hepburn qui n'avait jamais fait de comédie auparavant (ce qui se voit) ne sont pas drôles. Seul un fanatique de léopards saura subir ce défilé de gags catégorie Panzer.