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jeudi 17 juin 2010

MADEO (Joon-ho Bong, 2009)

Malgré des qualités esthétiques indéniables et quelques plans tournés de manière originale qui sont désormais la marque de fabrique de Bong, "Mother" déçoit énormément sur le fond. Il ne développe aucune idée et n'émeut que rarement. Les yeux mi-clos, le film se regarde sans grand intérêt voire avec un certain ennui.

jeudi 10 juin 2010

SOUTHLAND TALES (Richard Kelly, 2006)

Incroyable chance du débutant. Le premier élève se pointe et dépasse ses maîtres ! D'emblée le bougre remet tout en cause en tuant le père et la mère, feus les fondateurs du genre XXL : NBK et THX. Là, c'est le nanar des nanars. Celui qui les contient tous : la somme nanardesque. Il faudrait créer une sous-série à la série Z : la série ST. Le film de Richard Kelly en serait la pierre fondatrice.

mercredi 9 juin 2010

ENCOUNTERS AT THE END OF THE WORLD (Werner Herzog, 2008)

En Antarctique, Herzog s'intéresse aux marginaux de Mc Murdo et en particulier à ses scientifiques, biologiste plongeant en mer de Ross, vulcanologue crapahutant sur le mont Erebus ou autre glaciologue étudiant l'iceberg B-15. De bonnes réflexions dans un environnement original mettent le documentaire au-dessus de ceux qu'on peut voir à profusion sur le petit écran. On sent quand même que tout cela s'est construit dans l'improvisation et c'est parfois décousu. Mais la patte du réalisateur allemand est bien là et son savoir-faire singulier offre toujours un résultat captivant.

samedi 5 juin 2010

FANTASTIC MR. FOX (Wes Anderson, 2009)

Passé le charme rétro, "Fantastic Mr. Fox" se révèle être une bien piètre histoire, médiocrement drôle et franchement ennuyeuse. Aucun des personnages n'est attachant. Chacun semble déclamer son texte comme un monologue sans se soucier d'autrui. Non content de verser dans la branchouille, Wes Anderson le faux rusé commet ici un crime de lèse-majesté en la personne de Roald Dahl. Mauvaise presse pour les militants anti-fourrure...

jeudi 3 juin 2010

GRIZZLY MAN (Werner Herzog, 2005)

Le film d'Herzog tente de cerner la personnalité de Timothy Treadwell au travers d'interviews de ses proches, et de scènes extraites des 100 heures de prises de vues tournées avant sa mort. L'américain ami des ours apparaît comme un écolo affecté, mégalomane (tout le temps dans le cadre), névrosé (il parle aux bestiaux avec une voix de châtré) et suicidaire. Fine psychanalyse, "Grizzly Man" se complait un peu trop dans le morbide. Hein Werner ? On a compris que Treadwell, tout guerrier qu'il était, s'était fait salement ratatiner.

mercredi 2 juin 2010

FISH TANK (Andrea Arnold, 2009)

Bonne surprise que ce petit film où l'on découvre avec plaisir la jeune et fraîche Katie Jarvis, excellente dans son rôle d'adolescente paumée qui fait les 400 coups. À noter que le tournage s'est déroulé dans l'ordre chronologique du film, les acteurs n'ayant eu connaissance du script que morceau par morceau.

lundi 31 mai 2010

CAST AWAY (Robert Zemeckis, 2000)

Nul jusqu'au crash, le film ne devient intéressant que lorsque Hanks échoue sur l'île. Investi, l'acteur d'ordinaire pâlichon incarne alors un Robinson crédible. De retour sur le continent, on retrouve un scénario insipide avec des réactions de personnages mal écrites. De surcroît pollué en permanence par de pénibles références publicitaires, "Seul au monde" laisse un goût plus amer que salé.

samedi 29 mai 2010

MULHOLLAND DR. (David Lynch, 2001)

Frustré de voir capoter son projet d'une nouvelle série TV (après le succès de l'excellent Twin Peaks), Lynch accepte la proposition de Studio Canal de torcher un long-métrage à partir du pilote boudé. Résultat : une pastissade nauséeuse, une fumisterie même pas drôle qui bernera plus d'un spectateur. "Mulholland Drive" ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué...

jeudi 27 mai 2010

THE SECRET OF KELLS (Tomm Moore, 2009)

Visuellement flamboyant, "Brendan et le secret de Kells" brode une histoire balisée autour du livre de Kells, manuscrit illustré de motifs ornementaux et réalisé par des moines de culture celtique vers l'an 820 considéré comme un chef-d'œuvre du christianisme irlandais et de l'art irlando-saxon. Un spectacle à la hauteur pour les enfants et pour les adultes qui auront su en garder l'âme.

samedi 1 mai 2010

THE GIRL NEXT DOOR (Gregory Wilson, 2007)

"The girl next door" est l'adaptation d'un roman de Jack Ketchum lui-même inspiré par un fait divers réel survenu dans l'Indiana en 1965. Film inutile qui se focalise sur la description des violences physique et psychologique subies par deux jeunes filles sans chercher à en expliquer les motifs.

mercredi 21 avril 2010

MILK (Gus Van Sant, 2008)

Scénario brillant, excellente réalisation, prestation remarquable de Sean Penn : "Harvey Milk" est un succès incontestable. Pourtant, lorsqu'on sait qu'il existe "The Times of Harvey Milk" un documentaire oscarisé il y a 25 ans, retraçant déjà l'histoire du politicien assassiné, on peut s'interroger sur l'intérêt de ce docu-fiction de Gus Van Sant qui, de surcroît, calque son aîné. Quoi qu'il en soit c'est un bel hommage et un exercice de style réussi.

mardi 20 avril 2010

THE BOAT THAT ROCKED (Richard Curtis, 2009)

Balourd de bout en bout, "Good Morning England" échoue dans l'entreprise pourtant inratable de promouvoir la musique populaire des années 60. Les djs qui en font des tonnes pour se la jouer cool semblent feindre leur passion pour le rock. Leurs auditeurs moutonniers ont une écoute qui paraît affectée. Une comédie qui manque singulièrement de sincérité. Bref un récif à contourner.

mercredi 24 mars 2010

MASTER AND COMMANDER (Peter Weir, 2003)

1805, durant les guerres napoléoniennes, la HMS Surprise, vaisseau anglais commandé par le capitaine Jack Aubrey (Russel Crowe) se lance à la poursuite de l'Achéron, frégate sous pavillon français.
Bon spectacle avec des scènes de combats plutôt bien faites mais une psychologie superficielle des personnages et une réflexion bien peu profonde. En somme un film dans le creux de la vague.

jeudi 18 mars 2010

THE ROAD (John Hillcoat, 2009)

The Road choisit l'ellipse en nous projetant dans son univers apocalyptique sans nous expliquer comment c'est arrivé. L'intérêt n'est pas le changement d'état. C'est le nouvel état, déjà avancé, dans lequel on est projeté de plein-pied. La vie s'y meurt. Deux survivants, père et fils, suivent dans un vain but la route qui mène au sud.
Ce road-movie force l'admiration par son aspect visuel. Viggo Mortensen incarne avec force ce père entièrement dévoué à son fils. Mais leur relation, essentielle, souvent émouvante, manque parfois de profondeur. Dommage que les propos, trop fréquemment manichéens, ne soient pas à la hauteur des images.