Affichage des articles dont le libellé est SÉRIE B. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est SÉRIE B. Afficher tous les articles

mardi 22 juin 2010

THE ANDROMEDA STRAIN (Robert Wise, 1971)

Sans soutenir la comparaison avec "2001", "The Andromeda Strain" est néanmoins un film de science-fiction réussi grâce notamment à un bon scénario qui s'appuie sur une nouvelle solide de Crichton. Pourtant ça démarre poussivement avec quelques scènes de remplissage. On entre véritablement dans le vif du sujet que lorsque les quatre scientifiques commencent leurs travaux sur cet étrange mystère Andromède. Tout est alors décrit précisément sans galimatias. Le danger que représente le microorganisme extraterrestre devient palpable. Dommage que la fin, résolument optimiste, offre une morale assez faible. Mieux réussi, "The Thing" de Carpenter préférait à bon escient laissait le spectateur à son imagination.

THE QUIET EARTH (Geoff Murphy, 1985)

Retour au nanar. Les films se suivent mais ne se ressemblent pas. Fort d'une petite notoriété, celui-ci promettait. En fin de compte, ce n'est qu'un énième survival ennuyeux où il ne se passe rien. À fuir.

jeudi 10 juin 2010

SOUTHLAND TALES (Richard Kelly, 2006)

Incroyable chance du débutant. Le premier élève se pointe et dépasse ses maîtres ! D'emblée le bougre remet tout en cause en tuant le père et la mère, feus les fondateurs du genre XXL : NBK et THX. Là, c'est le nanar des nanars. Celui qui les contient tous : la somme nanardesque. Il faudrait créer une sous-série à la série Z : la série ST. Le film de Richard Kelly en serait la pierre fondatrice.

mercredi 9 juin 2010

THX 1138 (George Lucas, 1971)

Un nanar prétentieux donc antipathique. Dans leurs costumes de robots masqués, on voit les comédiens mieux que s'ils se promenaient à visage découvert. On a l'impression d'assister à une partie d'une heure et demie de chiffres et des lettres (on doit faire des mots de 3 lettres ; je n'ai pas réussi à comprendre ce qu'il fallait faire des chiffres). Duvall et Pleasance, perdus dans cette marée blanche, tentent en vain un « Chauve qui peut ! ». Il faudrait créer une sous-série à la série Z : la série THX. Le film de George Lucas en serait la pierre fondatrice.

samedi 5 juin 2010

THE FLY (Kurt Neumann, 1958)

Première adaptation de la nouvelle de Langelaan. Dommage que le film ne suive pas entièrement la nouvelle dans laquelle : 1. André Delambre tient à la fois de la mouche entrée dans la machine et de son chat, victime d'une précédente expérience ratée ; 2. Hélène Delambre, détruite psychologiquement, se suicide. Néanmoins, c'est une des meilleures séries B de science-fiction des années 50 marquée par la présence du subtil Vincent Price.

lundi 24 mai 2010

LO STRANO VIZIO DELLA SIGNORA WARDH (Sergio Martino, 1971)

Pas terrible ce "L'étrange vice de Madame Wardh" pourtant souvent cité par les fanas du genre : interprétation très médiocre, mise en scène brouillonne et dénouement qui paraît improvisé. Il faut dire que le vice de Martino, lui, n'a rien d'étrange : il préfère les fesses et les seins aux assassins. Alors est-il nécessaire de se taper un giallo rasoir pour mater des femmes à poil ? Au spectateur de trancher...

LA CODA DELLO SCORPIONE (Sergio Martino, 1971)

"La queue du scorpion" présente une enquête assez convenue sur fond d'arnaque à l'assurance, résolue de façon peu crédible (rétrospectivement ce qu'on nous a montré n'est pas logique). Malgré tout, bien joué et mis en scène avec rythme, le giallo pouvait encore prétendre à une place au panthéon du genre. Malheureusement, le final bâclé sur l'île grecque vient ruiner les espoirs (solution révélée de but en blanc, apparition "magique" de la police sur l'escarpement rocheux...). Avec "Lo strano vizio della Signora Wardh", Martino a fait deux films médiocres dans la même année. N'aurait-il pas pu se raisonner à n'en faire qu'un seul mais bon ?

jeudi 13 mai 2010

MILANO ODIA : LA POLIZIA NON PUÒ SPARARE (Umberto Lenzi, 1974)

Dès son titre, le film de Lenzi attaque : "Milano Odia : la polizia non può sparare", "Milan réprouve : la police ne peut pas tirer". Comment alors régler la criminalité dans les rues de la capitale lombarde ? C'est l'impavide commissaire Grandi – Henry Silva, 1 m 88 – qui s'y colle. Lui voudrait bien tuer en cas de nécessité mais son collègue réprouve pour raison morale. Confronté à un fou sanguinaire (excellent Tomas Millian), Grandi finira évidemment par passer outre. Refusant tout compromis, "Milano Odia" est un poliziesco pessimiste, incisif et nerveux.

samedi 8 mai 2010

4 MOSCHE DI VELLUTO GRIGIO (Dario Argento, 1971)

"Quatre mouches de velours gris" clôt la trilogie dite "animale" d'Argento. Expérimental jusque dans son casting (Jean-Pierre Marielle en détective homo, Bud Spencer en psychologue), ce giallo oublie trop souvent d'avancer. Régulièrement alors, des gags pénibles tentent de nous divertir. En vain. Sans doute est-on conscient de la fadeur de l'intrigue. Par morceaux on sent bien la patte du réalisateur de "Suspiria" mais le tout ne fait pas mouche...

vendredi 7 mai 2010

THE DAY THE EARTH CAUGHT FIRE (Val Guest, 1961)

Le même jour, Russes et Américains font exploser deux bombes nucléaires qui modifient l'axe de rotation de la Terre entraînant des bouleversements climatiques catastrophiques. Impossible de gober une telle ineptie aujourd'hui. On sait en effet que seuls des séismes de très forte magnitude peuvent modifier l'axe terrestre et seulement de quelques centimètres. Avec une telle invraisemblance scientifique, tout devient passablement discrédité. De plus le film esquive les difficultés en se plaçant du point de vue des bureaux d'un quotidien londonien (y sont justifiés d'une pierre deux coups le manque d'émotion et la profusion d'informations). L'agitation journalistique tente alors d'apporter un peu de crédit à l'histoire mais cela ne suffit pas à combler la vacuité de cette pâlotte série B.

jeudi 6 mai 2010

Il BOSS (Fernando Di Leo, 1973)

"Il Boss" conclut la trilogie du milieu en portant exclusivement son attention sur la mafia sicilienne. Mario Adorf absent, c'est Henry Silva qui rempile, dans un rôle plus important et moins sclérosé que celui qu'il avait dans "La mala ordina". Conséquence : la froideur prend le pas sur l'humour, qu'on trouvera néanmoins chez le cynique préfet de police. Violent, réaliste dans les actes mais pas dans leur déroulement trop accéléré, "Il Boss" présente une mafia où l'on trahit sans scrupule au contraire du "Parrain" de Coppola sorti un an plus tôt qui montrait une famille Corleone unie, intransigeante en matière d'honneur. Terni par un scénario trop linéaire (c'est simple : on va de représailles en représailles) mais généreux en scènes coups-de-poing, ce troisième volet constitue un honnête spectacle.

LA MALA ORDINA (Fernando Di Leo, 1972)

Ce deuxième volet de la trilogie du milieu de Di Leo qui n'est pas proprement dit une suite au "Milano Calibro 9" est – disons-le d'emblée – relativement décevant. Cependant la présence de l'excellent Mario Adorf évite à "La mala ordina" de sombrer corps et âme grâce à son interprétation caméléon du proxénète Luca Canali, tour à tour sentimental papa-poule, faux naïf, belliqueux rebelle et vengeur impitoyable. Au contraire du premier volet de la série, les scènes d'action sont ici réussies (des bastons musclées et surtout une monstrueuse course-poursuite lorsque Canali disjoncte) mais avec un démarrage très poussif et un script ultra-plat, dans l'ensemble, ce polar à l'italienne frustre un peu.

mardi 4 mai 2010

MILANO CALIBRO 9 (Fernando Di Leo, 1972)

Premier volet de la "trilogie du milieu" de Di Leo, "Milano Calibro 9" est un polar italien nerveux porté par un script habile, des acteurs crédibles et des dialogues savoureux (irrésistible joute verbale entre le commissaire de police milanais et le sous-commissaire Mercuri). Dommage que les scènes d'action demeurent un ton en-dessous (grosse fusillade singulièrement bâclée presque sans effusion de sang). Mais on n'en demande pas tant pour cette parfaite série B qui mérite véritablement d'être exhumée.

lundi 3 mai 2010

LA DAMA ROSSA UCCIDE SETTE VOLTE (Emilio Miraglia, 1972)

Après une introduction parfaite qui nous explique la légende de la dama rossa et de la dama nera, il est dommage que le film accumule les travers : pléthore de personnages devenant ingérables, enquête policière très faible (l'inspecteur attend les trois derniers meurtres comme si c'était une fatalité), acteurs atteignant la limite de leur jeu de moins en moins convaincant... S'en suit forcément une baisse d'intérêt voire de l'ennui. Mention spéciale à la très belle musique de Bruno Nicolaï qui redonne des couleurs à ce ce giallo surestimé.

dimanche 2 mai 2010

THE HIDDEN (Jack Sholder, 1987)

Commencé tambour battant, "The Hidden" fait illusion un moment. Mais bientôt les changements de corps du parasite extra-terrestre se suivent et se ressemblent à l'ennui, le rythme fléchit. Pis ! Bien avant la fin, tout semble clair comme de l'eau de roche. Malheureusement rien ne vient nous surprendre, pas même le plus petit retournement. Oublié des années 80, "The Hidden" ne mérite pas la réhabilitation.

jeudi 29 avril 2010

LA CORTA NOTTE DELLE BAMBOLE DI VETRO (Aldo Lado, 1971)

Catalogué au genre giallo, "Je suis vivant !" n'en suit pourtant pas les codes : pas de meurtres spectaculaires, peu de cadavres et nulle traque d'un tueur en série. Commencé sur une trame originale (voir le titre français un peu trop explicite), le récit, bien structuré mais mollasson, ne parvient jamais à créer de vraie tension. Et le dénouement, amenée de façon fort malhabile, ne surprend malheureusement pas. Prague, décor à fort potentiel, n'est que médiocrement exploitée et Morricone fournit une partition ordinaire. "La corta notte delle bambole di vetro" n'a donc vraiment d'intérêt que pour les tifosi du giallo.

mardi 20 avril 2010

NATURAL BORN KILLERS (Oliver Stone, 1994)

Réalisation boursouflée esthétiquement laide. Scénario idiot truffé d'invraisemblances. Acteurs cabotins en roue libre. Ces "Tueurs nés" sont has-been. Il faudrait créer une sous-série à la série Z : la série NBK. Le film d'Oliver Stone en serait la pierre fondatrice.

mardi 13 avril 2010

FORBIDDEN PLANET (Fred M. Wilcox, 1956)

"Planète interdite" est l'un des premiers films de science-fiction ayant bénéficié de la couleur et du format cinémascope. Son scénario transpose "La Tempête" de Shakespeare dans le genre du space opera en intégrant une mythologie syncrétique et un élément psychanalytique – la part d'ombre – personnifiée par un monstre invisible issu de l'inconscient maléfique du professeur Morbius.
Inutile de dire que ce programme, entaché d'une profusion d'effets nanardesques, ne tient pas la route. Cependant, pour son environnement visuel (décors, effets spéciaux) et sonore (bruitages électroniques) techniquement bluffant encore cinquante ans après, "Forbidden Planet" mérite une visite.

vendredi 9 avril 2010

KIBA OKAMINOSUKE (1966, Hideo Gosha)

Avant de devenir un maître du chambara digne de Kurosawa, Kobayashi et Okamoto, Hideo Gosha se fait la main avec cette petite série B, "Le loup enragé". Au centre de l'intrigue, Kiba Okaminosuke, un ronin errant, ressemble au Yojimbo de Kurosawa mais ses mimiques et simagrées le caricaturent davantage en un personnage de manga. Gosha ne s'attarde sur aucun thème sentimental (vengeance, cupidité ou encore amour...) et mise plutôt sur l'action et le style où il affiche déjà une grande maîtrise. De là des scènes de sabre magnifiquement filmées avec ses giclées de sang "noir" (violent pour l'époque), ses silences et ses ralentis. Divertissement hautement recommandable.

mercredi 7 avril 2010

SEI DONNE PER L'ASSASSINO (Mario Bava, 1964)

Considéré comme le film qui a codifié définitivement les règles du giallo italien, "Six femmes pour l'assassin" a été la source d'inspiration inavouée des premiers films d'Argento (la solution ressemble à celle de "L'uccello dalle piume di cristallo"). Parmi les composantes du genre, on trouve : un assassin sans visage, vêtu de noir et ganté ; le décompte des cadavres (nombreux) ; le sadisme des homicides (sadiques !) ; leurs différents modes opératoires (sadiques !!!).
Le travail de la photographie avec ses filtres de couleurs et ses jeux d'ombres force le respect. La mise en scène rythmée sert une intrigue bien développée. Bava signe ainsi une œuvre magistrale, pierre solide à l'édifice giallo.